Fête au château : la chasse à courre, « une forme de dramaturgie naturelle »
- 16 août
- 3 min de lecture
La fête Chasse, pêche et nature qui a débuté hier dans le cadre du château de Sully, se poursuivra ce dimanche. L'occasion pour les visiteurs, entre les animations variées, de découvrir et de comprendre les pratiques liées notamment à la chasse à courre en offrant un éclairage sur une pratique débattue mais ancrée dans l'histoire cynégétique.

La chasse à courre est décriée. La polémique se situe entre préservation d’un patrimoine et respect du bien-être animal.
Le meilleur moyen pour se forger une opinion est de suivre cette pratique dans un cadre naturel, si possible, ou à l’occasion d’une fête de la chasse comme celle qui se déroule ce week-end, pendant deux jours, dans le parc du château de Sully.
« C’est le meilleur moment pour démystifier cette pratique, montrer son exigence, expliquer son rôle dans la gestion du territoire, faire découvrir une chasse sans arme, sans tir », indiquent les organisateurs, membres du foyer rural de Sully.
D’ailleurs, c’est dans cet état d’esprit, disent-ils, que viennent les visiteurs. Ces derniers auront l’occasion de découvrir les deux modes de chasse à courre : à pied (petite vénerie, lapin, lièvre, renard) et à cheval (grande vénerie, cerf, chevreuil, sanglier).

A l'issue de la traditionnelle messe de Saint-Hubert, a eu lieu la bénédiction de l'équipage La Clé des champs qui chasse à courre le sanglier à cheval. L'office a connu un retentissement spécifique en célébrant, aussi, l’Assomption de la Vierge Marie. Photo Jean-Pierre Tissier
« Ces modes sont fondés sur la science du terrain, la connaissance du gibier, le dressage des chiens, l’équitation et la tradition. Il s’agit d’une organisation collective rigoureuse », ont expliqué au cours de leurs présentations les maîtres d’équipage du rallye P’tit patte et du rallye Bon plaisir, qui chassent à pied le lapin, ainsi que l’équipage La Clé des champs, qui traque à cheval le sanglier. « La meute, précisent-ils, est le véritable moteur de la chasse. La discipline et la cohésion sont le fruit d’un travail quotidien. »
Les explications ont permis de comprendre les étapes essentielles : la recherche du pied le matin pour évaluer la présence du gibier, l’analyse des coulées pour déterminer son passage et étudier la manière dont l’animal, libre de ses mouvements, choisit ses ruses pour semer la meute.
« L’animal est maître de sa fuite »
Les commentaires ont également mis en lumière « l’éthique de la vénerie, où l’animal est maître de sa fuite ». Enfin, le public a pu découvrir les codes et les symboles de cette tradition : les tenues, les boutons, le vocabulaire et, bien sûr, les trompes, dont les sonneries rythment les phases de la chasse et transmettent des informations à l’équipage.
Des démonstrations pour mieux comprendre
Il a aussi apprécié cette immersion, illustrée par une mise en scène d’une chasse à pied au lapin avec leurre, réalisée par le rallye P’tit patte, et une démonstration de chasse à courre à cheval sur sanglier avec leurre, effectuée par l’équipage La Clé des champs. Les spectateurs, dont certains ont même révisé leur opinion, considèrent que la chasse à courre peut constituer « une forme de dramaturgie naturelle ».
Une expérience encore à découvrir ce dimanche au château de Sully.
Le 16/08/26





























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